Le bilan macroéconomique et social de la période 2017–2025 est loin de l’image de réussite diffusée par la communication gouvernementale. Moins de naissances, davantage de dette et plusieurs formes de violence en progression : les données invitent à regarder le bilan en face.
Démographie : la chute
En 2017, la France enregistrait près de 770 000 naissances, avec un indicateur conjoncturel de fécondité d’environ 1,88 enfant par femme. En 2025, le nombre de naissances descend autour de 645 000 et la fécondité à 1,56 enfant par femme, un niveau historiquement bas.
| Indicateur | 2017 | 2025 |
|---|---|---|
| Naissances | ≈ 770 000 | ≈ 645 000 |
| Fécondité | ≈ 1,88 | ≈ 1,56 |
Source : Insee. Les données les plus récentes peuvent être provisoires et faire l’objet de révisions.
Cette baisse entraîne des conséquences durables : moins d’enfants aujourd’hui signifie moins d’actifs demain pour financer les retraites, la santé et la dette. La tendance a commencé avant 2017, mais elle s’est fortement prolongée pendant les deux quinquennats d’Emmanuel Macron sans qu’une réponse politique n’ait permis de l’inverser.
Finances publiques : la dérive
La dette publique dépassait déjà 2 200 milliards d’euros en 2017. À la fin du premier trimestre 2025, l’Insee l’évalue précisément à 3 345,4 milliards d’euros, soit 113,9 % du PIB. À la fin de 2017, elle représentait environ 98,8 % du PIB selon la série révisée.
| Indicateur | Fin 2017 | 1er trimestre 2025 |
|---|---|---|
| Montant | 2 263,3 Md€ | 3 345,4 Md€ |
| Part du PIB | 98,8 % | 113,9 % |
Source : Insee, dette publique au sens de Maastricht.
L’augmentation dépasse 1 080 milliards d’euros sur cette comparaison. La crise sanitaire explique une partie majeure du saut observé en 2020, mais la dette n’est pas revenue vers son niveau antérieur. La France demeure nettement au-dessus de la moyenne de la zone euro.
Un pays plus endetté, mais pas mieux protégé
Une hausse aussi forte de la dette pourrait être défendue si elle s’accompagnait d’une amélioration incontestable de la protection quotidienne des Français. Or plusieurs indicateurs de délinquance et de violences évoluent dans le mauvais sens.
Les statistiques du ministère de l’Intérieur et les analyses consacrées à l’année 2025 font état d’une progression de plusieurs catégories d’atteintes aux personnes, notamment les violences intrafamiliales et les coups et blessures volontaires. Les homicides fluctuent davantage d’une année à l’autre et doivent être analysés avec prudence, mais demeurent à un niveau préoccupant.
Comparer directement 2017 et 2025 ne suffit pas à attribuer chaque évolution à une seule politique publique : les méthodes d’enregistrement, la propension à porter plainte et les événements exceptionnels influencent les séries. Cela ne retire rien à l’obligation de rendre compte des résultats obtenus.
Quand la facture augmente sans résultat visible
Le bilan peut se résumer par trois tendances :
- une démographie en berne, avec moins de naissances et une fécondité au plus bas ;
- une dette publique au sommet, très supérieure à son niveau de 2017 et à la moyenne de la zone euro ;
- un climat de violence préoccupant, malgré un niveau de dépense publique parmi les plus élevés d’Europe.
La concomitance de ces évolutions sous les deux quinquennats d’Emmanuel Macron ne démontre pas, à elle seule, une causalité unique. Elle constitue néanmoins le bilan politique d’une période durant laquelle le pouvoir exécutif a revendiqué la conduite et les résultats de ses réformes.
Ce que racontent vraiment les chiffres
Derrière la communication sur les « réformes courageuses », les données officielles décrivent un pays plus fragile : moins d’enfants, plus de dette et des violences qui restent durablement élevées.
Un bilan politique ne se mesure pas à ses slogans, mais à l’état du pays qu’il laisse derrière lui.
Ces tendances ne sont ni des impressions ni des formules partisanes : elles sont mesurables. Le débat porte sur leur interprétation, leurs causes et les choix nécessaires pour les inverser.
Changer de cap
La France doit retrouver la maîtrise de son avenir économique, social et démographique.
SOUVERAINETÉ défend une politique jugée sur ses résultats et décidée en fonction des intérêts du peuple français.
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