La question de notre appartenance à l’Union européenne est trop déterminante pour être confisquée par une minorité de dirigeants ou enfermée dans les calculs d’appareil. Quand il s’agit de savoir si la France doit continuer à déléguer des compétences essentielles à Bruxelles, la seule réponse démocratique cohérente est de rendre la parole au peuple.

Le référendum plutôt que l’homme providentiel

Les Britanniques ont montré qu’un peuple pouvait être consulté directement sur une question fondamentale de souveraineté. Que l’on approuve ou non le Brexit, les électeurs ont été appelés à se prononcer sur leur avenir.

En France, une telle décision ne peut dépendre d’une candidature unique ou d’un sauveur supposé capable de rassembler toutes les sensibilités. Aucun dirigeant ne peut incarner durablement à lui seul la totalité du camp souverainiste. Le véritable point de convergence n’est pas une personnalité, mais un objectif commun : obtenir un référendum sur l’appartenance de la France à l’Union européenne.

Un sondage confirme cette exigence démocratique

Une étude IFOP réalisée pour Génération Frexit les 10 et 11 février 2022 auprès d’un échantillon représentatif de 1 002 adultes pose la question suivante :

« Seriez-vous favorable ou opposé à l’organisation d’un référendum d’appartenance de la France à l’Union européenne ? »
Adhésion à l’organisation d’un référendum
RéponsePart des personnes interrogées
Tout à fait favorable27 %
Plutôt favorable36 %
Total favorable63 %
Total opposé37 %

Source : IFOP pour Génération Frexit, enquête en ligne des 10 et 11 février 2022. Le résultat mesure le soutien à la tenue d’un référendum, et non une intention de vote en faveur de la sortie.

Cette distinction est essentielle : les 63 % ne signifient pas que 63 % des Français choisiraient le Frexit. Ils montrent qu’une majorité nette souhaite pouvoir se prononcer. L’idée du référendum ne relève donc pas d’une frange marginale, mais d’une exigence démocratique largement partagée.

Une alliance des souverainistes, pas une personnalité

Il faut une alliance des souverainistes qui ne soit pas une union artificielle fondée sur les ego, mais le rassemblement de toutes les forces souhaitant rendre au peuple son pouvoir de décision : gaullistes, patriotes, républicains indépendants, partisans du Frexit, anti-fédéralistes et, plus largement, tous ceux qui refusent la dépossession démocratique.

Le combat prioritaire n’est donc pas de désigner immédiatement un champion unique. Il consiste à imposer dans le débat public une exigence simple, légitime et compréhensible par tous : le référendum sur l’appartenance de la France à l’Union européenne.

D’abord le référendum, puis la campagne

Une fois le référendum obtenu, la campagne pour le Frexit devra être menée avec clarté, sérieux et cohérence. Le peuple doit savoir non seulement pourquoi retrouver la souveraineté, mais aussi comment la France pourrait reprendre la maîtrise de ses lois, de ses frontières, de sa monnaie, de son commerce et de sa politique économique.

Un projet majoritaire ne peut pas se réduire à un slogan. Il doit répondre concrètement aux questions sur la transition juridique, la politique monétaire, les échanges commerciaux, les coopérations européennes et la continuité de l’État.

Enfin, préparer l’alliance de gouvernement

Après une éventuelle victoire du Frexit, il faudra être capable de gouverner. Sans alliance solide, la France risquerait de connaître divisions, promesses incomplètes et querelles d’appareils. Sortir de l’Union européenne ne suffirait pas : il faudrait transformer la victoire démocratique en renouveau politique et économique.

L’alliance de gouvernement doit donc être préparée autour d’un mandat précis et d’un programme de reconstruction nationale, tout en respectant la pluralité des sensibilités qui auront porté le référendum.

Le bon ordre des choses

  1. Obtenir le référendum : faire passer la question du cadre partisan au cadre démocratique.
  2. Convaincre les Français : présenter un projet de Frexit structuré, réaliste et documenté.
  3. Bâtir l’alliance de gouvernement : former une force large capable de conduire la France après le choix populaire.
Référendum, conviction, puis gouvernance : c’est ainsi que la souveraineté populaire peut devenir une victoire durable.

Exigeons un référendum sur l’appartenance de la France à l’Union européenne.

La pétition portée par referendum-ue.org demande que cette décision fondamentale soit rendue au peuple français.

Signer la pétition →