En mai 1997, seulement quatre ans après l’entrée en vigueur du traité de Maastricht, Arnaud-Aaron Upinsky publie aux éditions F.X. de Guibert un ouvrage appelé à marquer durablement la pensée souverainiste française : Le Syndrome de l’Ortolan — Appel au Président de la République pour qu’il révèle la guerre que nous font les États-Unis et sorte ainsi la France du piège européen.
Un diagnostic radical dès 1997
À une époque où la plupart des intellectuels et des responsables politiques célébraient encore l’Union européenne comme une promesse de paix et de prospérité, Upinsky pose un diagnostic radical et précurseur.
À ses yeux, la monnaie unique, les critères de convergence et le transfert massif de souveraineté ne sont pas de simples erreurs techniques. Ils constituent les instruments d’un piège stratégique qui réduit progressivement la capacité de la France à décider par elle-même.
La métaphore de l’ortolan : une France aveuglée et gavée
Dès le titre, Upinsky frappe fort. Il compare la France à l’ortolan, ce petit oiseau autrefois capturé, plongé dans l’obscurité, gavé, puis noyé dans l’armagnac avant d’être consommé tout entier.
La France a été volontairement aveuglée et engraissée pour mieux servir les intérêts d’autres puissances.
Cette image cruelle devient, dans son analyse, le symbole d’une nation privée de la pleine conscience de ce qu’elle abandonne et conduite à servir une logique qui n’est plus la sienne.
Une « guerre de représentation » contre la France
Mathématicien, épistémologue et linguiste de formation, Upinsky ne se contente pas de dénoncer. Il développe la thèse d’une « guerre de représentation » menée contre la France.
Selon lui, les États-Unis auraient trouvé dans la construction européenne un moyen efficace de neutraliser la seule grande nation du continent capable de leur faire concurrence : la France, héritière d’une longue histoire de souveraineté et d’indépendance.
Dans cette lecture, l’Union européenne n’est pas un projet véritablement européen, mais le relais d’un projet américain en Europe : dissoudre les nations — et particulièrement la France — dans une superstructure technocratique qui les rendrait politiquement inoffensives.
Un appel solennel au président de la République
Dès 1997, Upinsky lance un appel direct au chef de l’État : révéler publiquement cette guerre larvée et sortir la France du piège dans lequel elle s’enfonce. Il rappelle avec force le rôle constitutionnel du président de la République comme garant de l’indépendance nationale.
Au fil des années, le livre est devenu une référence pour de nombreux souverainistes français. Il a nourri la réflexion de ceux qui refusent de voir la France, nation millénaire, réduite au rang d’État membre docile d’un ensemble politique qui lui échappe.
Un cri d’alarme toujours actuel
Dans un pays qui a écrit l’histoire de l’Europe, construit des cathédrales, remporté des victoires décisives et résisté à l’Occupation, Le Syndrome de l’Ortolan demeure un cri d’alarme :
La souveraineté n’est pas une option. Elle est la condition même de notre existence en tant que grande nation.
L’indépendance nationale
Rendre à la France la maîtrise de son destin.
SOUVERAINETÉ défend un débat démocratique sur les institutions européennes et soutient l’organisation d’un référendum sur l’appartenance de la France à l’Union européenne.
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